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La création de Peppino
" Peppino est né un jour de 1999, alors que je cherchais un compagnon d’aventure à la petite caribéenne qui allait être au cœur de mon prochain album. "
La genèse de Peppino

En 1999, pendant 3 mois, avec mes enfants Emilia et Romeo, j'ai eu la chance de partager le quotidien d’une famille sur l'île de Marie-Galante dans le bourg de Capesterre, archipel des Petites Antilles.

Enfants, cousins.es du bourg, de la Guadeloupe, et de l’Hexagone étaient réunis pour les vacances d’été chez Arletty et Lucette.

Une belle joyeuse bande a accueilli mes enfants Romeo et Emilia.

Parmi une foultitude de jeux, de découvertes, une des occupations préférées de ces derniers était de nourrir le cochon de Madame Marie, notre voisine, avec les restes de nos repas.

À force de les voir se disputer pour être le premier ou la première, j’ai inventé le personnage de Peppino en croquant le cochon de Madame Marie.

Là, comme partout où je voyage, je croquais à la volée toute cette joyeuse bande.

Toutes ces histoires ont un début tiré d’évènements vécus. Ce croquis m’a inspiré la fin de l’album « L’ouragan ».

Celui-ci l’histoire de « Bon à croquer »

et les fins des histoires sorties de mon imagination remontent, sans doute, à mon enfance rêveuse en bord de forêt.

Sur d’autres croquis, on retrouve souvent Rachelle, le modèle de Lucette, une des filles de la famille.

Voici Lucette (la vraie), en jaune-orange, qui m'inspira le prénom de ma petite héroïne et Arletty qui est devenue la maman de Lucette.

Madame Marie, la voisine, et sa machine à coudre. C’est aussi la maitresse du cochon qui inspira l’histoire de « Peppino ».
Les étapes de création

Au moment de réaliser les albums, après avoir choisi mon histoire – ici « Peppino » - je dessine chacune des pages au crayon de papier.

C’est ce que j’appelle mes gribouillis (ou story-boards).

J'agrandis mes gribouillis au format de mon futur album, toujours au crayon de papier sur une feuille de brouillon. C'est le crayonné…

…que je décalque grâce à ma table lumineuse. Ensuite vient l’encrage. Avec une plume trempée dans l’encre de Chine, je réalise chacun des traits de contour.

La mise en couleur suit. Sur un papier « tendu », pour ne pas le déformer, j’additionne les couleurs à l’aide de cubes ou de tubes d’aquarelle, de feutres, de crayons, ...

J'utilise des palettes de récupération, de multiples pinceaux ou même parfois de simples cotons tiges ! C’est le moment de ma « petite cuisine » !

Je teste les couleurs avec des crayons sur les crayonnés. Ici, pour les ambiances de nuit sous la moustiquaire avec les lampes de poche.

Grace à l’informatique, je peux ajouter la moustiquaire, les rayons lumineux… (détail de l'album « la soirée pyjama »).

…corriger certaines parties des dessins originaux…

Corrections que je faisais avant avec un cutter et papier collant.

Mini – exposition- École Des Avirons sur l'île de La Réunion : carnet de croquis, originaux et album « Peppino ».

Dédicace avec un dessin fait aux feutres pinceaux.

Dédicace sur le premier album, « Peppino ».

Un éditeur chinois a acheté les droits de publier « Peppino » en Chine.
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